Qu’est-ce qui influence votre rapport au travail ?

 

Les personnes avec qui j’échange sont souvent très impliquées dans leur travail. Je ne parle pas seulement de temps de travail mais aussi et surtout d’implication personnelle  et émotionnelle dans leur métier et leur entreprise. Une volonté de bien faire, un niveau d’exigence élevé quant à la qualité de son travail, des convictions sur ce qui peut être bon pour l’entreprise…. Autant de caractéristiques qui nous poussent à persévérer, aller de l’avant quelque fois même en désaccord avec les recommandations de la hiérarchie ou au détriment de sa santé.

Qu'est-ce qui génère ce rapport presque « viscéral » à son travail là où d’autres personnes, plus rares dans mes rencontres, ont un lien plus  détaché ?

Plusieurs facteurs influencent notre rapport au travail :

Tout d’abord bien sûr notre motivation : plus notre emploi est en adéquation avec nos motivations clés plus, en général, notre implication est forte. C’est ce que j’ai pu décrire dans d'autres articles sur le sujet (Pourquoi est-il essentiel d'identifier vos motivations professionnelles ? )

D’autres critères interviennent dans cette dynamique complexe :

  • Notre personnalité et nos valeurs. Par exemple, si vous avez une tendance « perfectionniste »  il est probable que vous soyez très impliqué. 
  • Les modèles que nous avons eu et ceux qui nous entourent. Si dans votre équipe la plupart des personnes partent tôt ou à l'inverse tard cela peut influencer. D'ailleurs en changeant d'entreprise votre comportement peut évoluer.
  • Notre environnement de travail et la relation avec notre management. Il y a des entreprises ou des métiers dans lesquels l'implication forte fait partie de la culture (exemple : en général la finance). Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si vous êtes dans ce métier ou cette entreprise. 
  • Notre identité professionnelle (l’image que l’on a de soi en tant que professionnel). 
  • Notre besoin de reconnaissance. Etre très investi dans son travail cela peut aussi être un moyen d'être reconnu pour cela et de se sentir légitime. 
  • Notre vie en dehors du travail : le domaine familial (par exemple le fait de devenir parent peut bousculer notre rapport au travail), social… 

Ces facteurs peuvent influencer dans un sens comme dans un autre ce lien si particulier que nous avons chacun vis-à-vis du travail. Quelqu’un qui aura vu ses parents travailler beaucoup pourra avoir tendance à reproduire le même comportement en se disant que « travailler dur c’est important » ou à l’inverse choisir de moins s’investir pour justement ne pas suivre le même chemin.

Notre rapport au travail est donc complexe, unique (propre à chacun) et évolue durant notre vie en fonction des événements personnels et professionnels. L’objectif n’est pas de juger son niveau d’investissement ou celui des autres mais plutôt de l’analyser et de voir si la situation nous convient ou pas. 

 

Les questions à se poser :

  • comment  je me sens dans mon rapport au travail ?
  • celui-ci a-t-il évolué dans le temps ?
  • y-a-t-il des choses que j’aimerais modifier ?

Et si tout va bien surtout ne changez rien! Suivez le principe du coaching orienté solution qui dit que « si ce n’est pas cassé, ne réparez pas ! »

 

Si votre rapport au travail ne vous semble pas adapté et que vous souhaitez travailler sur ce sujet n'hésitez pas à me contacter : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

 

 

Quels sont vos enjeux professionnels ?

 

 

C’est une question que j’aime bien poser et me poser aussi d’ailleurs.

Cela me rappelle les cours de sociologie des organisations (c’était il y a longtemps…) avec Christian Defélix à l'IAE de Grenoble. Il y a des professeurs qui vous marquent, Christian est de ceux-là : merci à lui!

Depuis, la question des enjeux est devenue comme un réflexe pour moi.

Si j’en reviens à la définition, un enjeu est « ce que je peux gagner ou perdre » dans une situation donnée. Il me semble vraiment utile de s’interroger sur le sujet dans les contextes suivants :

  • la prise de poste,
  • le travail en général,
  • ou quand justement il n’y a pas ou peu d’enjeu.

Lors d’une prise de poste : l’enjeu global est de  « transformer l’essai »  ou plutôt la période d’essai !

Nous pouvons ensuite le décliner sous différents angles, ainsi l’enjeu :

  • par rapport à vous-même pourrait être de vous sentir légitime dans votre job,
  • par rapport à votre équipe, si vous êtes manager, de construire la confiance, de réussir à vous positionner pour manager d’anciens collègues si c’est le cas,
  • par rapport à votre propre manager de trouver le bon mode de fonctionnement, de concrétiser des « petites victoires », ou de gagner sa confiance,
  • par rapport à vos pairs de prendre votre place sur votre périmètre (ou de le clarifier quand c’est flou), de montrer votre valeur ajoutée, ou de développer la coopération inter-services

Ce ne sont bien sûr que des exemples, chaque cas étant particulier.

Dans le travail en général :

Il est utile de se poser cette question

  • dans les périodes de changements (réorganisations, nouveaux projets, changement de direction, mobilités…) : qu'est ce que ce changement a comme impact sur vous ? Qu'allez vous pouvoir apprendre de nouveau ? Y-a-til des risques particuliers ? 
  • ou simplement pour faire le point (exemple : quel est votre enjeu pour cette année ?).

Etudier l’adéquation de vos enjeux et de vos objectifs individuels peut vous permettre de réajuster vos actions si nécessaire.

Vous pouvez aussi faire le lien avec les objectifs de l’entreprise. Par exemple si votre société souhaite prendre un tournant sur un nouveau marché, votre enjeu sera peut-être de contribuer, dans votre domaine (la recherche, la production, les ventes, …), à la réussite de ce projet.

 

Quand justement il n’y a pas ou peu d’enjeu.

Pourquoi ? Tout simplement pour faire redescendre la pression. Nous sommes parfois très doués pour nous auto-générer du stress. Un « pas de côté » permet de se rendre compte que finalement, dans certaines situations, l’enjeu n’est peut-être pas si important que cela (par exemple : je n’ai pas grand-chose à perdre dans cette réunion ou ce rendez-vous). Cela peut vous aider à relativiser et à donner le meilleur de vous-même de manière plus sereine.

 

Être au clair sur ses enjeux permet donc de mieux se centrer sur ses objectifs et les actions qui en découlent ou au contraire de prendre de la distance quand c’est nécessaire.

Alors, avez-vous réfléchi à vos propres enjeux professionnels ? 

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des remarques ou des questions : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

 

 

Comment identifier vos motivations ?         

  

Plusieurs questions clés peuvent vous aider à cheminer par vous-même sur vos motivations :

« De manière générale, qu’est-ce qui est important pour vous dans le travail ? » « Qu’est-ce qui fait que vous avez envie ou pas de vous mettre au travail le matin ? » « Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre poste actuel ? » « Qu’est-ce qui vous plaît le moins dans votre poste actuel ? »

Vous pouvez aussi repenser à vos différentes expériences professionnelles en classant d’un côté celles pour lesquelles vous étiez très motivé et de l’autre peu ou pas motivé. Ce « tri » va vous aider à clarifier vos préférences (au niveau du contenu de poste, du mode relationnel, de l’environnement de travail, du type d’entreprise, du secteur d’activité, … ) mais aussi ce qui ne vous convient pas.

A ce stade, vous avez un premier état des lieux de vos « moteurs ». Regroupez les en 4 ou 5 items qui vous semblent les plus représentatifs.

 

Vos motivations sont elles satisfaites ?

L’étape suivante consiste à s’interroger sur votre niveau de satisfaction actuel pour chacune de vos motivations. Si, par exemple, le fait « d’apprendre régulièrement de nouvelles choses» est important pour vous : ce critère est-il satisfait dans votre poste actuel ?  Si c’est le cas tout va bien, sinon réfléchissez à ce que vous pourriez faire pour améliorer la situation.

Nous pouvons rarement être épanoui à 100% sur l’ensemble de nos motivations, mais il est important de les connaître et de les mesurer. S’il y a un trop grand décalage entre ce que l’on fait et ce à quoi on aspire, en prendre conscience va permettre de mieux comprendre ce que l’on vit et, selon nos possibilités, d’envisager ou pas des changements.

Si vous êtes en position de manager, je vous suggère ensuite d’accompagner vos collaborateurs dans cette démarche. Posez leurs les mêmes questions, puis sollicitez les sur leur niveau de satisfaction pour chaque motivation et sur les leviers en cas d’insatisfaction. Par exemple, « tu me dis que l’ambiance de travail c’est important pour toi. Aujourd’hui est-ce que tu es content de l’ambiance dans l’équipe ? » Et, en fonction de la réponse, « que pourrait on faire pour améliorer ce point là ? » Ce questionnement risque de faire émerger des points de mécontentement sur lesquels vous avez peu ou pas de marge de manœuvre. En les exprimant, l’individu va mieux accepter la frustration qui existait de manière latente. Parfois, cela peut accélérer une mobilité, qui aurait eu lieu tôt ou tard mais qui sera préparée plutôt que « subie ». 

Prendre en compte les motivations individuelles peut avoir un effet positif considérable sur chaque collaborateur et une émulation au sein du groupe. Cela positionne le manager à un autre niveau en renforçant son leadership et son relationnel avec l’équipe.  

Tout le monde y gagne : l’individu, le manager, le service RH et l’entreprise au global !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Savez vous dire quelles sont vos quatre ou cinq principales motivations ?

Savez vous identifier celles des personnes, qui travaillent avec vous ?

Cliquez ici si vous souhaitez savoir  Pourquoi est-il essentiel d'identifier vos motivations professionnelles ?

Et n'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

 

 

Un petit changement pour un impact fort

 

Des changements simples peuvent avoir un impact fort

Régulièrement des personnes me racontent des petits changements qu’elles ont pu expérimenter et qui ont eu de gros effets.

Des "petits pas " comme par exemple privilégier la communication directe plutôt que le mail avec les interlocuteurs qui sont juste à côté de vous. Même si ce n'est pas grand chose par rapport au volume de vos mails, cela change grandement la qualité de la relation et limite les risques de malentendu.  

Changer sa manière d'accueillir un/e collaborateur/trice qui vient vous solliciter sur un sujet peut aussi avoir un effet important.       

Enfin, il y a un sujet récurrent c’est celui de la prise de recul.

Comment arriver à lever le nez du guidon dans ce monde en perpétuel changement? Où un projet n’est pas encore terminé que l’on enchaîne sur le suivant, où nous pouvons rapidement être noyés sous les informations et souvent mis à mal par des injonctions de type « il me faut tout tout de suite ! ».

C'est peut être l'une de vos préoccupations?

Quelles actions simples peuvent vous aider ?

S’interroger sur le sujet est déjà le premier petit pas :

  • avez vous l'impression de prendre suffisamment de recul dans votre travail ?
  • comment améliorer la situation (si c’est nécessaire bien sûr) ?
  • à quelle fréquence serait-il utile pour vous de prendre plus de recul sur votre travail ?
  • avec quel objectif ? à quoi va vous servir cette prise de recul ?

Instaurer un « rendez-vous avec vous-même » en réservant une plage dédiée dans votre agenda. Choisissez le moment le plus pertinent pour vous, là où vous êtes le plus "frais" ou efficace. Le moment où vous avez le moins de risque d'être dérangé, cela deviendra comme une « routine ».

Ce « pas de côté » peut se faire par exemple :

  • le matin avant de démarrer votre journée : quelques minutes pour faire le point sur vos priorités avant de plonger sur votre boîte mail qui explose ou d’enchaîner les réunions
  • le soir : pour analyser comment s’est passée la journée (en prenant soin de trouver du positif) et préparer la suivante
  • en début ou fin de semaine
  • une fois par mois ou par trimestre : pour réaligner vos actions par rapport aux priorités de votre poste  ou pour rediscuter de vos objectifs s’ils ont évolué entre temps (et éviter de s’apercevoir à la fin de l’année que l’on est passé à côté !)
  • ….

Ces quelques exemples sont des fondamentaux de gestion du temps que l’on connaît mais que l’on n’applique pas toujours ou pas assez.

Des petites actions, accessibles à tous et avec des bénéfices immédiats et potentiellement importants : avoir le sentiment de redevenir « acteur », de reprendre la main sur son temps et sur son travail avec souvent un peu plus de sérénité à la clé !

Posez vous deux minutes (c’est déjà le début de la prise de recul!) : avez-vous déjà mis en place des actions simples et qui pourtant vous ont apporté un bénéfice important ?

Si vous souhaitez approfondir le sujet, n'hésitez pas : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. 

 

 

Pourquoi est-il essentiel d'identifier vos motivations professionnelles ?

 

Repensez à l’ensemble de votre parcours professionnel.

Identifiez un poste, un projet ou même simplement une tâche pour laquelle vous n’étiez pas motivé. Quelle énergie cela vous a-t-il demandé pour réaliser, malgré tout, ce que vous aviez à faire ? Et avec quel résultat à la fin ?

Maintenant, à l’inverse, sélectionnez une autre expérience (un autre poste, projet ou tâche), qui vous a vraiment motivé. De la même manière, avec quelle énergie avez-vous accompli ce que vous aviez à faire ? Et avec quel résultat à la fin ?

En général, quand on fait cet exercice, on prend conscience du lien direct entre d’une part, nos motivations, et d’autre part, notre épanouissement et notre réussite dans le travail.

Dans le premier cas, lorsque notre motivation est faible, l’action va nous demander beaucoup d’énergie pour obtenir un résultat acceptable. J’aime bien dire que c’est comme si nous appuyions sur l’accélérateur, tout en n’ayant pas complètement enlevé le frein à main.

Dans le second cas, lorsque que notre motivation est forte, nous pouvons nous trouver « portés » par l’action, la tâche va peut-être nous paraître plus facile et avec parfois un résultat final qui dépasse les attentes ; si notre motivation pour ce que l’on fait est vraiment très importante, nous allons ressentir des émotions très fortes comme le sentiment de pouvoir « déplacer des montagnes » ou « d’être à sa place ».

Il est donc essentiel de se poser ces questions à titre individuel tout d’abord, puis, pour nos collaborateurs lorsque l’.on est manager ou Responsable RH.

 

Quels sont les moments clés pour identifier vos motivations professionnelles ? 

Pour un adolescent ou un jeune adulte, la période pendant laquelle il doit décider de son orientation est souvent très préoccupante, pour lui-même comme pour ses parents.

L’enjeu est important et chargé émotionnellement :  peur de ne pas faire le bon choix, connaissance restreinte des métiers, envie de « suivre la voie » de sa famille ou au contraire de ne surtout pas faire le même métier, … L’élaboration du projet professionnel peut s’avérer laborieuse et donner le sentiment d’être démuni face à l’obligation de décider.

La question des motivations est déjà bien présente mais elle est rarement posée explicitement.

Une fois en entreprise, les motivations sont abordées lors du recrutement pendant lequel le candidat doit pouvoir exprimer clairement ce qui l’attire dans l’emploi et la société. L’échange est en partie biaisé par l’enjeu, pour le postulant, de réussir l’entretien et donc de fournir des réponses « convenables ».

Plus tard, les personnes qui sollicitent une mobilité interne ou un bilan de compétences vont elles aussi s’interroger sur leurs motivations. Enfin, l’entretien professionnel est un bon moyen pour cela, en théorie.

Pour les aider dans leur travail, les équipes RH et les consultants utilisent fréquemment des outils d’accompagnement. Par exemple le questionnaire Motiva de Pearson TalentLens que j'utilise (plus d'informations sur https://www.talentlens.com/fr/orientation/nos-succes/temoignage-AgilisRH.html ).

Au-delà des étapes déjà évoquées (recrutement, bilan de compétences…) cette question fondamentale des motivations gagnerait à être posée davantage et de manière plus approfondie. Par exemple lors de l’entretien annuel ou des points individuels intermédiaires.

Les échanges manager/collaborateur portent sur le contenu de poste, les objectifs, l’évaluation de la performance…. mais peu semble-t-il sur les motivations de la personne dans son travail. 

Si vous souhaitez quelques pistes cliquez sur : Comment identifier vos motivations ?

Si vous avez des questions ou que vous souhaitez approfondir le sujet n'hésitez pas à me contacter : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.